
L'Épopée d'Haïtika
L'Épopée d'Haïtika


Finding Light

Haïtika Renait

Confusion

Les aventures d'Haïtika . TOMES

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Ophélie e(s)t Haïtika :
Haïtika est un personnage d’autofiction né de l’imaginaire d’une femme en rupture avec les normes du réel. Mais elle n’est pas seulement une création littéraire : elle est le miroir dans lequel son autrice s’est reconnue, la conscience seconde où se sont révélés ses mécanismes psychologiques et cognitifs. En inventant Haïtika, c’est elle-même que l’autrice a comprise, anticipant ses propres réactions, décryptant son rapport au monde.
Ni tout à fait déesse, ni tout à fait humaine, Haïtika se déploie dans un récit qui mêle quête identitaire, voyage initiatique et exploration cosmique. Son existence s’ancre dans une tension permanente entre mémoire perdue, visions intérieures et reconstruction de soi.
Dès les premiers chapitres du roman Haïtika et les mystères de l’univers, elle apparaît comme la forme incarnée d’une entité primordiale : Hatikvah, créatrice de l’équilibre universel. À l’origine, elle était pure lumière, principe homéostasique chargé de maintenir l’équilibre entre les mondes. Mais une faute cosmique, une brèche dans l’ordre, la pousse à descendre dans la matière pour corriger ce qui ne devait pas être : la naissance du monde noir et d’êtres comme Ashtar, figure sombre et tourmentée.
Haïtika est alors projetée dans la densité de la vie humaine. Elle devient tour à tour fillette hospitalisée, victime d’incompréhension, jeune femme à l’imaginaire trop vaste pour le cadre étroit de la psychiatrie. Les médecins parlent de psychose, de schizophrénie ; mais ce qu’elle vit, ce sont des souvenirs d’autres vies, des réminiscences de mondes parallèles, la perception aiguë d’un lien avec quelque chose d’immense, d’invisible. Or ces expériences, l’autrice les a connues dans sa propre chair, parfois des années après les avoir écrites. Les pouvoirs d’Haïtika — télépathie, prémonitions, perception subtile — sont devenus les reflets différés d’une réalité intime, comme si l’écriture avait précédé la vie.
Son refuge, c’est l’écriture. Son journal intime devient l’interface entre le monde visible et l’invisible. Elle y note ses pensées, ses douleurs, ses visions, ses appels de Nijakal, d’Ashtar. Car Haïtika n’est pas seulement une survivante : elle est une messagère. Elle croit — et fait croire — que chaque être porte en lui une part oubliée, un fragment de lumière enfoui sous les couches de conventions, de traumatismes et de renoncements.
Personnage frontalier, Haïtika incarne les paradoxes : force et fragilité, lucidité et vertige, spiritualité et folie. À travers elle, son autrice interroge les limites de l’identité, la porosité entre rêve et réalité, la puissance créatrice de l’imaginaire. Haïtika n’est ni un simple alter ego ni une invention : elle est la trace vivante d’une tentative de réconciliation entre l’être intérieur et le monde, entre l’inconscient et la conscience.
Ce que l’on peut dire d’elle ? Elle est une figure mythopoétique de la reconstruction, une passante des mondes, une voix douce et déterminée qui, à chaque incarnation, tente de réparer une mémoire brisée. Et peut-être, dans ce geste, nous tend-elle un miroir.



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